À propos du dernier Murakami

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Bonjour tout le monde !

Aujourd’hui, on va parler lecture, et plus précisément Murakami. Personnellement, si certaines des oeuvres de cet auteur japonais ne m’ont pas touchée (à l’instar de Au sud de la frontière, à l’ouest du soleil), d’autres m’ont fascinée, comme les deux premiers tomes de 1Q84 (le troisième est, à mes yeux, très inférieur), ou encore La fin des temps, qui a été l’un de mes coups de coeur de l’année 2013. Je ne suis pas une fan à proprement parler de Murakami, puisque je n’ai abordé qu’une infime partie de sa production littéraire. Cependant, il s’agit d’un auteur que j’apprécie beaucoup pour l’univers trouble et mêlé de nostalgie, qu’il parvient toujours à créer dans ses romans ; la magie, le fantastique surgissent invariablement tout au long de son oeuvre, à la manière d’un fil conducteur qui permettrait de relier, sans qu’on puisse le distinguer à l’oeil nu, chacune de ses oeuvres.

C’est pourquoi, lorsque j’ai entendu parler son dernier roman, L’incolore Tsukuru Tazaki et ses années de pèlerinage, j’ai voulu l’acheter afin d’avoir une bonne lecture dans l’avion pour le Japon. Je vous le dis tout de suite, c’est rare que je dise cela, mais j’ai détesté ce livre. Il n’est que répétition des thématiques déjà abordées dans les romans précédents de l’auteur, mais ici moins bien traitées, agglutinées les unes aux autres sans cohérence aucune. J’ai trouvé que ce roman n’était qu’un amas de pistes lancées à l’aveuglette et déjà fanées. Le héros, Tsukuru, est vraiment incolore. Mais également insipide et ennuyeux ; un énième avatar de l’auteur, dont les héros sont invariablement des trentenaires solitaires, amateurs de whisky et de musique (qu’il s’agisse de jazz ou de musique classique). En bref, voilà un héros qui traverse le livre comme un étranger, et auquel on dit adieu avec un soupir de soulagement en fermant le livre. Certaines scènes de sexe tombent comme un cheveu sur la soupe et soulèvent des questions auxquelles Murakami n’apporte pas de réponse (volontairement, je l’espère, mais cela ne fait que renforcer le sentiment de frustration qui monte à mesure que la lecture avance).

Bien entendu, certains passages sont beaux. Voire intéressants. Pour moi qui vient de m’installer à Tokyo, voir évoluer un héros qui vit à Jiyugaoka (à deux arrêts de métro de chez nous) m’a beaucoup amusée. Mais c’est tout. Murakami ne nous ment pas en disant nous livrer les années de pèlerinage de l’incolore Tsukuru Tazaki. Et c’est bien dommage. J’ai bien conscience que mon avis est très tranché, et c’est sans doute car j’avais de grandes attentes à l’égard de ce roman. Je n’ai pas lu La Balade de l’impossible, qu’une amie m’a conseillé et auquel le dernier roman fait apparemment écho. Peut-être qu’en le lisant, j’aurai un regard neuf sur cet ouvrage. Néanmoins, je commence à me lasser de Murakami et de son manque de renouveau. Cela ne m’empêchera pas de racheter quelques-uns de ses romans, mais pas avant deux ou trois ans !

Mata ne 🙂 !

9782714456878

L’incolore Tsukuru Tazaki et ses années de pèlerinage, éditions Belfond, 2014, 23€, 384 p.

 

 

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