Les 5 questions que l’on vous pose lorsque vous vivez au Japon

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Bonjour à tous ! Je vous souhaite une excellente année 2015 ! J’ai été absente du blog ces trois dernières semaines car nous étions rentrés en France avec mon petit ami pour les fêtes de fin d’année. Nous avons bien mangé, bien bu (en somme repris du poil de la bête après trois mois sans fromage ni saucisson), histoire de revenir au Japon avec quelques réserves pour aborder 2015 comme il se doit. Nous étions à Paris, malheureusement, pendant la fusillade de Charlie Hebdo, et avons suivi dès notre retour à Tokyo l’évolution de la situation. J’ai longtemps hésité sur la teneur de cet article, en raison de l’actualité et du contexte à la fois clivant et morose qui en découle, et je me suis dit qu’il fallait qu’on se change un peu les idées. J’ai donc pris le parti de mettre à profit les trois semaines de pause en France, au cours desquelles nous avons été assaillis de questions et avons pu faire un point sur ce qui nous plaisait et nous déplaisait dans la vie au Japon, pour dresser la liste des 5 questions qu’on nous a le plus posé durant nos vacances en France.

Question n°1 : « Comment vous faites pour manger ? »

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Les premiers jours, nous nous sommes essentiellement nourris de plats préparés (curry, soupes, brioches fourrées à la viande et j’en passe) trouvés dans les combini (convenient stores, de petites  supérettes ouvertes 7j/7 et 24h/24, où l’on trouve de tout pour se dépanner mais pas de quoi faire un vrai plein de courses digne de ce nom). Puis nous avons fait la découverte d’un supermarché à 5min à pied de chez nous où l’on trouve des produits frais en grande quantité, ainsi que de l’huile d’olive, du vinaigre, même de la moutarde, et de quoi faire des pâtes bolognaises dans les jours de grande nostalgie. Pour ce qui est du beurre, il est très difficile de s’en procurer au Japon, d’une part parce qu’il s’agit d’un produit peu utilisé et donc rare, d’autre part parce que le pays est frappé par une pénurie depuis que les producteurs de beurre ont décidé d’arrêter leur production pour se reconvertir, et ce dans les semaines qui ont suivi notre arrivée à Tokyo (enfer et damnation !). J’ai donc appris à cuisiner avec des aliments ou des produits de base très différents de ce à quoi je suis habituée : la sauce de soja, l’huile de sésame, les graines de sésame, le gingembre. Bien entendu, on consomme énormément de riz, mais, contrairement à ce que l’on pourrait croire, cela ne fait pas grossir dans la mesure où il est souvent servi nature ou bien accompagné de sauces moins riches que ce que l’on pourrait trouver en France. J’ai ramené de Paris un livre de cuisine qui s’intitule « Cuisiner japonais pas à pas », je vous en dirai donc plus à ce sujet dans les mois qui suivent. Enfin, contrairement à l’idée reçue, non, on ne mange pas que des sushis au Japon, loin de là 😉

Question n°2 : « Est-ce que ça y est, tu es bilingue ? »

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Ah ah ah ! La bonne blague. Eh non, malheureusement. Deux mois et demi de cours permettent à peine de parvenir à baragouiner avec des amis japonais ou de taper la discute aux vendeuses dans les boutiques. Quant aux kanjis, je ne vous dis même pas. Je n’ai abordé que l’infime couche de glace supérieure qui forme la croûte de la surface de l’iceberg. Non non, je n’exagère pas : il y a plus de 4000 kanjis dans la langue japonaise, et pour ma part, j’en ai laborieusement appris (et plus ou moins retenu) une centaine depuis le début des cours. Cependant, je sens que je progresse rapidement, et le fait d’apprendre la langue sur place, dans un contexte où je suis non stop immergée dans la culture japonaise, est des plus stimulants.

Question n°3 : « Est-ce que tu as déjà vu la ville, avec les immeubles, les néons et la foule ? »

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Euh… Je vous assure, plusieurs personnes m’ont posé cette question, ce qui m’a prise de court puisque… ben, vous savez quoi, j’habite à Tokyo, donc, oui, la ville j’en vois, et pas qu’un peu ! Mais après réflexion, je me suis rendue compte que je n’avais posté que très peu de photos « urbaines » sur le blog depuis sa création (peut-être une ou deux dans les premiers articles ayant suivi notre installation à Setagaya), et que par conséquent, cela pouvait donner l’impression que je ne faisais que gambader dans la nature, entourée d’érables rouges et de daims, sans jamais croiser de buildings. Il est vrai que notre appartement est situé dans le sud-ouest de Tokyo, à Setagaya, un quartier résidentiel très calme, à deux pas de la rivière Tamagawa, et que les seuls bruits qui nous réveillent la nuit sont ceux de combats de chat ou parfois, le week-end, des kermesses à l’école primaire toute proche. En revanche, mes cours ont lieu à Takadanobaba (oui, paye ton nom à rallonge), un quartier proche de Shinjuku, en pleine effervescence tokyoïte, et nous allons souvent à Shibuya pour manger des sushis ou aller au cinéma, sans parler du temple de la mode Harajuku : là, on en voit, des immeubles et des néons 🙂 Du coup, je ferai prochainement un article sur le Tokyo centre, donc gardez l’oeil ouvert.

Question n°4 : « Est-ce que tu as eu le mal du pays pendant ces 3 premiers mois au Japon ? »

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À vrai dire, non, pas vraiment. Bien sûr, il m’est arrivé de ressentir un besoin urgent de manger du camembert ou du pâté, sans parler du fait que ma famille et mes amis me manquaient énormément. Toutefois, la technologie étant en ces circonstances notre meilleure amie, je suis tout le temps connectée sur Facebook, Twitter, Instagram, Skype, ce qui rend la communication avec la France très aisée et donne parfois lieu à des conversations plus approfondies que le simple coup de fil hebdomadaire passé aux parents pour prendre des nouvelles. Nous sommes cette fois repartis pour 6 mois, il est donc possible que je succombe au mal du pays à un moment ou un autre : on le saura bien assez vite !

Question n°5 : « Y a-t-il des formations spécifiques pour les tremblements de terre ? »

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Non, en tout cas pas que je sache ; en revanche, dès notre inscription à la mairie de notre quartier, on nous a donné des papiers avec toutes les informations concernant les démarches à suivre en cas de tremblement de terre : hôpital le plus proche, centre collectif où se rendre, numéros de la police et des pompiers. Il y a des tremblements de terre tous les jours au Japon, ce qui n’est guère surprenant puisqu’il s’agit du pays le plus sismique au monde, mais nous n’en avons senti que trois depuis notre arrivée (dont deux que mon petit ami a dû me signaler tant je ne remarquais rien ^^).

J’espère que cet article vous a plu 🙂 Mata ne les amis !

Toutes les photos de cet article viennent de Pinterest 

3 commentaires sur « Les 5 questions que l’on vous pose lorsque vous vivez au Japon »

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